Déclaration au Conseil municipal du 23 juin 2015

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Je vous invite à lire ma déclaration au Conseil municipal du 23 juin 2015 qui invite la majorité municipale conduite par Marc SAVINO à se remettre en question. Entre promesses et actions...

Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,

 

Je remercie Monsieur le Maire de m’autoriser à prendre la parole puisque certains de nos collègues m’ont fait la remarque de ne pas suffisamment exprimer ma façon de penser comme s’ils souhaitaient qu’à mes remarques j’ajoute des solutions. Pourtant j’ai produit un bon nombre d’écrits étudiés et étayés sur bien des sujets. Visiblement, vous ne m’avez pas assez lu : dommage !

 

Ne vous en déplaise, j’ai cœur à écouter nos concitoyens et à agir avec eux pour bâtir notre destin commun. Je n’ai pas du tout apprécié le huis-clos organisé à l’issue d’une réunion de travail où vous avez congédié nos partenaires pour pouvoir me donner une pseudo leçon de morale sans avancer le moindre argument. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs je n’ai pas voulu entrer dans un débat stérile. L’un d’entre vous m’a dit que la publication par boîte aux lettres était « l’arme des faibles » considérez que le huis-clos l’est tout autant !

 

Écrire tout haut ce que près de 64% des voisenonais pensent tout bas était nécessaire.

 

En parlant de destin, je souhaiterais revenir sur quelques éléments d’un premier bilan de votre mandature dont j’analyserai quelques points :

1.    Chacun d’entre nous connaît les heures de pointe où malheureusement les enfants des écoles et du collège sont dans les rues. Que ceux ici qui n’ont pas vu le danger se donnent la peine de venir au moins une fois. A la limite, les embouteillages sont moins dangereux que le passage à vive allure. Un trottoir est-il un parking pour voitures ? Pourtant, à partir de 20 heures enfin la voie est libre. Pourquoi ? Rappelons l’article L.2212-1 du CGCT, le maire doit veiller, à travers ses pouvoirs de police, à assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique dans sa commune.

 

2.    En parlant de salubrité publique, évoquons l’entretien des caniveaux et la berge du Ru. Nous avons constaté que la voie publique est devenue un garage privé. La balayeuse se promène sans nettoyer. Le cœur du village collecte les mouchoirs et les mégots. Font-ils parti du patrimoine local ? Si la balayeuse se promène, les voisenonais ne le font plus le long du Ru. Mère nature occupe tout l’espace et réduit de plus en plus le passage de l’eau. A quand une inondation, les anciens s’en souviennent. Les rustres en profitent pour déverser leurs déchets mais là au moins il y a des fleurs des champs. On préfèrerait un village fleuri dans tous les endroits prévus à cet effet, comme la majorité l’avait promis. (même devant chez Monsieur le Maire)

 

3.    Remercions Monsieur le Maire d’avoir informé les voisenonais dans le dernier numéro de « Voisenon info ». Trois parties dans le camembert de répartition des dépenses. La part verte de 362 467 € s’applique au seul syndicat scolaire, 9 000 € de plus que les charges générales en bleu. Ainsi, en gros, le coût pour 100 enfants est supérieur à celui des 1000 habitants. Est-ce raisonnable ? Je tiens à rappeler que l’entretien des bâtiments de l’école n’est pas inclus.

 

4.    100 élèves aujourd’hui combien à court terme ? Si 135 logements sont prévus c’est 135 enfants au moins. Je vous laisse le calcul. On ne peut pas revenir sur la signature d’un seul homme dit-vous ! Avez-vous tout essayé ? Permettez-moi d’en douter. Avez-vous calculé si toutes les dépenses à venir induites ne reviendraient pas au coût d’un dédit ? Cacher les lignes à haute tension est un gadget par rapport au fond. Le développement est indéniable. Il doit rester conforme tel que vous l’aviez promis à un village, non à une banlieue, une commune périphérique !

 

Vous avez les clés de commune depuis 15 mois : qu’avez-vous changé depuis ? Quelle est votre vision à moyen terme du développement équilibré de notre commune ? J’aurais plaisir à lire le prochain éditorial du Maire à ce sujet. Votre majorité est en charge : pourquoi voudrait-elle que je prenne sa place ?

 

Comme le disait le Général de Gaulle que nous avons célébré, il y a peu :

« La fin de l'espoir est le commencement de la mort. ».

1 commentaire

#1 Jean Claude Gonnet a dit :

Votre article ne m’a pas du tout laissé indifférent ! merci

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